Salut, les fêtes ça va ?
Et la chaleur ça va? Je sais que mon mutisme de ce dernier mois a affolé tout le monde (enfin j'espère). Donc je sors de ma case pour vous rassurer : ça va, malgré un palu, une tournée dans la brousse et les défaites du XV de France bien sûr. Je vais essayer de compléter ce blog inch'allah (et si l'informatique de Kolda le veut aussi). En attendant, mes photos sont sur :
http://picasaweb.google.com/LeaCrouzat
A bientôt :)
De retour de Popenguine, nous avons passé la soirée et la nuit à Dakar en attendant le départ du taxi brousse pour Kolda au petit
matin.
Dîner à la plage dans un resto de poisson grillé avant de filer à la médina. L'atmosphère qui y régnait alors était vraiment envoutante : après une journée caniculaire, les rues se sont
réveillées et sont restées animées tard dans la nuit, rythmées par les chants des Baye Fall (des musulmans qui pratiquent un culte dérivé du mouridisme).
Moussa avait installé un tapis sur le trottoir devant sa maison pour nous inviter à prendre le thé, manger du thiakri (= semoule, sucre et lait caillé) et dicuter avec ses amis . Nous avons ensuite dormi quelques
heures dans la cour de sa maison, bercés par les prières au loin (90% des Sénégalais sont musulmans). C'est le muezzin qui nous a réveillé. Il était temps de partir à Kolda.
Le but de notre passage à Popenguine était de participer à un séminaire avec des organisateurs de Glen-Géco (dont Kasia, ex-tutrice
Sénéroc!), qqs stagiaires Géco et les maîtres de stage locaux. En fait on a passé 2 jours de vacances (après un été studieux et un temps parisien moisi ça fait plaisir) dans
un cadre très frais, la réserve naturelle de Popenguine (là où Sam et Birgitta font leur
stage), à deux pas de la plage.
Le WE s'est terminé avec la soirée d'adieu de Sam. Découverte des boissons locales (buye = jus de baobab, bissap = hibiscus, et gigembre), du repas traditionnel (on le mange tous ensemble dans un grand plat et normalement à la main), et surtout de la
drague TRES insistante pratiquée par certains sénégalais. Plutôt déroutant...
Aujourd'hui, ça fait une semaine que je suis arrivée au Sénégal, mais j'ai l'impression que ça fait 5 fois plus tellement je vais de
découvertes en découvertes.
Après un passage à Dakar et Popenguine, je me suis installée à Kolda, où je vais passer 3 mois inch'alla. Maintenant que j'ai trouvé le cyber,
je vais pouvoir donner quelques nouvelles. Ou plutôt un résumé de mon aventure et de ses points forts, car tout raconter risquerait d'être TRES long (j'ai atteri dans un nouveau monde)
et donc vite chiant...
Pas facile : aujourd’hui j'ai appris à Gilbert Melki qu’il ne m’accompagnerait pour ce voyage. C'est Cari-Bob qui prendra
sa place, parce qu’il est beaucoup plus facile à transporter. Du coup Gilbert, qui me suppliait depuis des mois, est très triste.
** C'est Réa et Dominika qui ont la
chance de m'accompagner pour ce projet **
Réa est allemande, elle étudie la littérature, l'ethnologie et le théâtre. Elle a déjà de l'expérience dans le travail avec les
jeunes, surtout depuis son séjour d'1 an 1/2 en Inde, où elle a participé à des projets avec des enfants des rues. Elle constitue l'atout
expérience/gentillesse/imagination/namasté de l'équipe.
Bonus : elle est encore plus végétarienne que moi (végétalienne)... Comment faire pour que les gens ne le prennent pas mal là-bas?
Dominika est slovaque. Elle a la tchatche et travaille dans la production de films. Cette année, très snob, elle a
décroché un poste au Festival de Cannes. Gros kiffe, mais pb : elle a du mal à se remettre de sa rupture avec Brad. La
pauvre... Un peu fragilisée, elle reste tout de même le pilier organisation/débrouille de l'équipe.
Moi pour l'instant je suis plutôt le côté parapluie-retardataire de l'équipe. Au lieu de rejoindre les filles au Sénégal, je reste dans le gris de Paris. Mais j'assume : je
dois finir mon stage court.
Pour rencontrer les autres participants (et découvrir son équipe!), préparer le voyage/projet, parler développement... avec d’anciens participants et des personnes originaires
des pays de destination, rien ne vaut 2 petits séminaires, en France et en Allemagne.
Et qui dit
séminaires, dit bien sûr toubabs de choc du groupe Sénégal-Maroc
Let me introduce...